Déchets, de la nécessaire participation citoyenne
- 10 févr.
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Environnement//Concertation//Communication

La plupart des plastiques que nous utilisons finissent dans des décharges. Le Monde consacre un article à une étude publiée dans « The Lancet » selon laquelle le plastique pourrait doubler les années de vie en bonne santé perdues d’ici à 2040 : A lire ici.
« Malgré des efforts de recyclage, la plupart des plastiques finissent dans des décharges où ils peuvent mettre des siècles à se décomposer, libérant des produits chimiques », souligne l’article.
51 ans d'évolutions de la loi
Pourtant, dès 1974, le tri sélectif devient obligatoire en France. Avec la loi du 15 juillet 1975, les collectivités locales deviennent responsables de la collecte, du transport et du traitement des déchets ménagers dans des conditions évitant « tout risque pour l’environnement et pour la santé humaine ». La loi du 13 juillet 1992 renforce les dispositions en mettant, notamment, en avant le tri et le recyclage systématiques des déchets. S’en suivront les lois dites Grenelle 1 et 2.
Aujourd’hui en France, on estime à seulement un peu plus de 25% des déchets plastiques recyclés sur environ 4,9 millions de tonnes consommées chaque année.
Donner les moyens d'agir
Mais alors que faire ? Le meilleur déchet est d’abord celui que l’on ne produit pas, certes. Mais accompagner les citoyens vers de nouvelles pratiques, c’est leur donner les moyens d’agir pour réduire l’impact environnemental en limitant la pollution et la consommation de ressources. C’est diminuer les coûts publics et privés liés à la collecte et au traitement des déchets. C’est renforcer la cohésion sociale en les impliquant dans une économie circulaire et responsable.
Assurer une responsabilité partagée
Sensibiliser les citoyens crée une prise de conscience collective indispensable pour changer les habitudes de gestion des déchets ; informer, grâce à des outils clairs et accessibles, leur fournit les connaissances pratiques nécessaires au tri efficace ; et concerter, en les impliquant dans la conception et le suivi des dispositifs, renforce l’adhésion, améliore la pertinence des solutions et assure une responsabilité partagée, maximisant ainsi l’impact environnemental et social des politiques de recyclage.
La participation citoyenne peut ainsi contribuer à la mise en œuvre de projets liés à la transition écologique des territoires. Et plus tôt est impliquée la population, plus le projet aura de chances de se concrétiser et de répondre aux attentes. Ainsi, il est possible de mieux anticiper d’éventuelles difficultés et d’élaborer un projet réellement adapté et plus efficace.
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